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Prolapsus, 2011.
Un prolapsus est le glissement pathologique d’un organe vers le bas.
Partir de prises de notes.
Allers-retours avec la peinture. Textes autonomes et reliés aux peintures. Les textes donnent parfois naissance aux titres des peintures.
Chacun des textes pourrait être un tableau, un paysage. Pas de système, pas de méthode. Donner à l’écriture une forme autre. Considérer les mots dans leur ensemble (signifiant/signifié), glissements sonores et phonétiques. Prendre des morceaux, puis reconstruire une scène. Logique décousue et non linéaire. Bribes d’idées, de sens, d’histoires.
Distorsions spatio-temporelles de la pensée. Aboutissement du langage comme un virus et de l’écriture comme un lâcher prise. Combiner des éléments du quotidien avec des fascinations imaginaires pour reformer un nouveau récit.

«Energie, rythmique, flux de l’ensemble (...). Correspondance entre poésie et peinture. Les flux, la circulation, des transports (en commun) servent de soutien réel ou réaliste à un univers imaginaire. Appropriation mentale des flux contemporains. L’imaginaire développé comme forme de résistance à l’idée d’une subjectivité qui se laisserait dessaisir par tous ces flux (économiques, d’images, etc...). Les textes interrogent entre autres le rapport à la perception et à la vue».
(Extraits d’une correspondance avec Judith Abensour, écrivain et réalisatrice)